Dans cette première partie, nous allons tenter d’exposer ce qu’est l’intelligence artificielle (IA) et dans un second blog, sous quelle forme elle est présente dans le logiciel Medit Link.
L’Intelligence Artificielle, la mal nommée !
Le terme « Intelligence » est en fait inapproprié, il résulte d’une mauvaise traduction du terme anglais qui signifie « renseignement », et par extension : bases de données.
L’IA est donc un ensemble de programmes informatiques, c’est à dire, des algorithmes chargés de consulter, comparer, trier d’énormes quantités d’informations afin de formuler des propositions en rapport avec les interrogations posées.
Des événements spectaculaires, mettant en scène un tournoi d’échecs opposant un champion du monde à un ordinateur ou même deux ordinateurs l’un contre l’autre pour le jeu de Go, ont montré les immenses possibilités de calcul des machines effectuant des milliards d’opérations à la seconde.
Mais plus près de nous, rendre l’IA accessible aussi simplement à tout un chacun est en effet une révolution.
En fait, l’IA est présente depuis déjà un certain temps dans notre vie de tous les jours, sans que l’utilisateur en ait même conscience.
C’est le cas, par exemple, de nos smartphones, qui sont dotés de la reconnaissance faciale, de celle de nos empreintes digitales ou de l’interface par commande vocale.
Cette vulgarisation est le résultat de nombreuses années de travail des informaticiens dans le but de simplifier certaines tâches quotidiennes et de favoriser l’accès des personnes en situation de handicap physique, visuel ou auditif aux ordinateurs ou aux objets de la vie courante.
À l’origine du processus, il y a ce que l’on appelle un « système expert », c’est-à-dire un protocole issu d’un savoir-faire pour l’exécution d’une tâche définie.
Cette suite logique d’instructions élémentaires, est transcrite en langage informatique, puis en interface utilisateur.
Au-delà de ces protocoles très simples, l’intelligence artificielle est désormais capable d’apprentissage (le deep learning) et peut ainsi augmenter ses capacités. Nous avons tous connu, lors de la réservation d’un billet d’avion, cette étape où il s’agit de désigner, parmi un groupe d’images, celles correspondant à des voitures ou à des feux de signalisation.
Sous couvert de prouver à un algorithme que nous ne sommes pas un robot, nous aidons en réalité l’IA à affiner la reconnaissance d’objets dans sa vaste base de données. Il lui sera ensuite possible de les identifier de manière totalement autonome.
Ces derniers mois, la mise à disposition du public de ChatGPT a été largement commentée dans les médias, attisant les craintes du grand public face à une potentielle « robotisation de la pensée ».
La question qui se pose alors est de savoir s’il faut avoir peur, ou non, de l’IA.
Celle-ci présente des avantages et des défis potentiels, et les réactions à son égard varient en fonction des perspectives individuelles. Il est important de noter que l’intelligence artificielle est un domaine vaste et diversifié, englobant différents niveaux de sophistication et d’autonomie.
Les systèmes d’IA actuels sont généralement considérés comme « étroits » ou « faibles », ce qui signifie qu’ils sont conçus pour effectuer des tâches spécifiques et ne possèdent ni intelligence générale, ni conscience de soi.
Ces types d’IA sont déjà largement utilisés dans de nombreux domaines tels que la recherche, la médecine, l’industrie, la finance et les services.
La peur de l’IA provient souvent de la représentation fictive d’une intelligence artificielle « super-intelligente », qui dépasserait largement les capacités cognitives humaines et pourrait éventuellement devenir incontrôlable ou hostile.
Cependant, il est important de souligner que cette vision de l’IA est encore largement spéculative et relève davantage de la science-fiction que de la réalité actuelle.
Cela dit, il existe des préoccupations légitimes. Par exemple, certains craignent que l’automatisation alimentée par l’IA ne remplace de nombreux emplois, ce qui pourrait avoir un impact économique et social important.
Il existe également des inquiétudes quant à l’utilisation abusive de cette technologie à des fins de surveillance, de manipulation ou de discrimination.
Pour atténuer ces inquiétudes, il est essentiel de mettre en place des réglementations et des normes appropriées afin de guider le développement et l’utilisation de l’IA.
Les discussions éthiques, la transparence, la responsabilité et la collaboration entre les chercheurs, l’industrie et les décideurs politiques sont également primordiales pour façonner un avenir où l’IA sera un outil bénéfique pour tous.
En fin de compte, plutôt que d’avoir une peur irrationnelle de l’IA, il est plus productif de s’engager dans des discussions informées et d’encourager une utilisation responsable et éthique de cette technologie.
Cette réponse à l’interrogation a été générée par ChatGPT lui-même !
Cela démontre sa capacité impressionnante à formuler un texte structuré.
Désormais, n’importe qui est capable de présenter un article sur les sujets les plus variés sans fournir le moindre travail d’investigation personnel.
Il nous faut donc cultiver notre vigilance vis-à-vis de ce qui nous est proposé et savoir conserver notre esprit critique.
L’utilisation de l’IA dans notre pratique est d’une autre dimension, et c’est ce que nous allons présenter dans la seconde partie de ce blog.
Pour aller plus loin :
lectures conseillées deux livres de Luc Julia, le co-inventeur de SIRI
Luc Julia L’intelligence artificielle n’existe pas Éditions First (janvier 2019)
Luc Julia L’intelligence artificielle : les enjeux d’aujourd’hui et de demain Éditions FUTUR TECH (Janvier 2023)
À visionner sur Youtube :
ChatGPT est-il dangereux ? | ARTE Info Plus
Comprendre le DeepLearning et les Réseaux de neurones en 10 mins !